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Tabagisme, cigarette électronique, e liquide

Les différents confinements liés à la pandémie de COVID-19 ont déclenché un effet secondaire indésirable : De nouvelles recherches montrent que davantage de personnes se sont tournés vers le tabac et la nicotine face à l’ennui, l’anxiété et le changement des routines.

De nombreux français ont fait état d’un stress accru dû à la pandémie, citant la peur du virus, l’incertitude de l’emploi et les effets de l’isolement sur la santé mentale. Le stress était la principale raison de l’augmentation de la consommation de nicotine et de tabac chez les répondants.

Une baisse de la consommation était moins fréquente, mais plus probable chez les fumeurs « sociaux », qui ont déclaré que leur réduction de consommation était due à la diminution des contacts personnels avec d’autres personnes pendant le confinement et à la crainte de partager des produits à base de tabac ou de nicotine pendant la pandémie.

Baisse du taux d’arrêt du tabac du à la COVID-19

Un an après que le COVID-19 a bouleversé la vie de millions de français, des signes troublants indiquent que le coronavirus pourrait également avoir ralenti les progrès contre une autre menace mortelle pour la santé : le tabagisme.

L’année dernière, moins de fumeurs ont appelé les lignes d’assistance téléphonique pour arrêter de fumer et certains ont fumé davantage, ce qui a contribué à une hausse inhabituelle des ventes de cigarettes, tout cela au milieu du stress, de l’anxiété et de l’incertitude provoqués par la pandémie.

Il est déjà difficile d’arrêter de fumer de manière générale, alors que se passe-t-il lorsque la vie est soudainement bouleversée ?

Impact de la COVID-19 sur l’usage du tabac et des cigarettes

Les chercheurs s’inquiètent déjà de l’impact de la COVID-19 sur les dépistages du cancer, car pour de nombreux français les soins et examens de dépistage ont été repoussés. Mais les services d’aide au sevrage tabagique dispensés par téléphone et en ligne sembleraient bien placés pour résister aux perturbations de la pandémie. Ces programmes aident à concevoir un plan et fournissent des conseils et des aides gratuites pour arrêter de fumer.

Au Etats Unis, les appels aux lignes d’assistance nationale ont chuté de 27 % l’année dernière pour atteindre environ 500 000, soit la plus forte baisse en dix ans, selon le North American Quitline Consortium. Selon un représentant : « Il est vraiment troublant de voir que les appels vers les lignes d’aide à l’arrêt du tabac ont tellement diminué, car c’est exactement ce que j’espérais voir augmenter », a déclaré le Dr Nancy Rigotti de la Harvard Medical School.

Dans une enquête distincte menée auprès de 1 000 fumeurs adultes, les chercheurs ont constaté qu’environ un tiers des fumeurs interrogés ont déclaré avoir fumé davantage au cours des six premiers mois de la pandémie.

Dans un contexte de stress COVID-19, moins de personnes arrêtent de fumer

Une parisienne interrogé qui ne fumait plus depuis sept ans nous a indiqué que lorsqu’elle a perdu son emploi en mars dernier à cause de la pandémie elle a été confrontée à sa première période de chômage de longue durée, elle s’est remise à fumer, sous l’effet conjugué de l’ennui et de l’anxiété.

Selon les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains, il est trop tôt pour évaluer l’impact de la pandémie sur les taux de tabagisme. Dans une déclaration, le CDC a noté que, bien que les ventes de cigarettes aient connu un pic autour des premiers confinements en mars dernier, elles sont depuis retombées aux niveaux antérieurs. Cela suggère que la hausse était principalement due au fait que les fumeurs faisaient des réserves de cigarettes.

Le taux de tabagisme aux États-Unis s’est maintenu à environ 14 % ces dernières années, après une baisse de plusieurs décennies, alors qu’il dépassait 40 % dans les années 1960. Le tabagisme, qui peut provoquer des cancers, des accidents vasculaires cérébraux et des crises cardiaques, est responsable d’environ 480 000 décès par an aux Etats-Unis et plus de 70.000 en France.

Les experts qui cherchent à expliquer les tendances de l’année dernière soulignent également une baisse des campagnes publicitaires antitabac des services de santé publique. Dans de nombreux cas, ces messages ont été remplacées par des messages sur les gestes barrières, la distanciation sociale et le lavage des mains.